BONNE ANNÉE 2026 ! 🎊🍾
Durant toute l’année 2025, beaucoup de jeunes se sont engagé·e·s de manière collective et créative pour réaliser des projets et ainsi apporter un changement qui faisaient sens pour elles et eux à leur échelle ! On vous propose ci-dessous ⬇️ un récap’ de cet engagement des jeunes avec un retour en images sur quelques moments forts qu’on a suivi en 2025.
En 2026, le programme À nous de jouer ! continuera de valoriser, soutenir et encourager l’engagement des jeunes dans des projets et associations en Suisse romande, en particulier dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg. Si tu as un projet ou une association, n’hésite pas à créer une page sur notre plateforme ou à demander un soutien financier.
Coup de projecteur sur quelques moments forts :
©Photo : Créatures.fest Comme chaque année, de nombreux événements culturels et festivals portés par des jeunes ont eu lieu partout en Romandie : On peut citer par exemple le Festival NOW ! RUZ 2025, organisé par l’association WakeUp_GVA qui a mis à l’honneur les communautés iraniennes, afghanes et kurdes afin d’aborder les problématiques sociales et géopolitiques de ces communautés à partir de la richesse de leur culture, de leur art et de leurs histoires. Il y a aussi eu entre autres Isteria, Saubrazil, Créatures.fest, La Saint-Valentin du Q, ou encore le K-Fest. Cette année plusieurs événements ont mis en avant des artistes féminines : comme ceux organisés par Alectrona, ou encore par Mises En Lumières. À Fribourg, le festival Juvenalia remporte toujours du succès. Tous les festivals n’étaient pas dédiés à la musique, comme c’est le cas du Festival Idé, un rendez-vous d’improvisation théâtrale à la campagne, porté par une équipe jeune et passionnée. Durant trois jours, la salle du Battoir d’Assens s’est remplie de rires, d’émotions et d’une belle énergie collective.
©Photo : ZUG DAY D’autres événements, imaginés et organisés par des jeunes, ont marqué l’année : C’est le cas du ZUG Day 2025, où des équipes sillonnent le pays exclusivement en transports publics, en relevant des défis et en accumulant des points, tout ça dans un esprit ludique et stratégique. L’année 2025 a également marqué le retour de la course d’autostop Pousse Pouce. Cette année encore l’association Marrow Lausanne a organisé sa Course contre la leucémie, plus de 700 personnes se sont réunies au stade Pierre de Coubertin à Lausanne et grâce à cette mobilisation, 102 nouveaux donneurs se sont inscrits sur le registre des cellules souches — autant de chances en plus pour sauver une vie. On citera aussi l’exploit de l’association Pieds sans frontières, dont le camp de marche s’est attaqué à l’Autriche, traversant ainsi à pieds le Tyrol, de Salzburg à Innsbruck.
©Photo : Leonard Holzer La réaction au génocide en Palestine : De nombreux jeunes se sont mobilisés pour la Palestine en 2025, des manifestations, événements et mobilisations importantes ont eu lieu tout le long de l’année, notamment à Genève et Lausanne, pour répondre à la complicité de la Suisse dans les violences internationales (par exemple Second4Palestine, le comité Secondaire II Palestine à Genève). Différentes initiatives de jeunes ont émergé pour répondre à la crise humanitaire profonde, comme c’est notamment le cas de la Marche pour Gaza organisée par Lyan Kaweh. En octobre 2025, il a organisé une marche de 180 km autour du lac Léman, d’une seule traite, afin de récolter le plus de fonds possible pour l’Association Yaffa, basée à Genève, qui agit directement auprès des enfants et familles de Gaza. En mai 2025, une forte mobilisation étudiante a également eu lieu à l’Université de Genève où la Coordination Etudiante pour la Palestine a occupé le bâtiment d’Uni-Mail, puis l’Uni Dufour, dans le but de forcer le rectorat de l’UNIGE à changer sa position sur le génocide en cours à Gaza, ainsi qu’à proclamer la fin des collaborations entre l’UNIGE et des universités israéliennes.
Retrouve le témoignage de Lyan à propos de son projet de Marche pour Gaza : par ici.
©Photo : Sailowtech Les jeunes s’engagent toujours sur le thème de l’écologie : A l’appel de la Grève du climat, des milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes de Suisse en avril. Les manifestant·e·s ont appelé à un changement du système plutôt qu’un changement du climat. Certaines associations de jeunes comme Sailowtech contribuent à la compréhension et à la préservation des océans et des milieux aquatiques dans une perspective durable ; d’autres comme Cap’Able ou Nicippé ont créé des jeux de société pour sensiblliser le public aux défis de l’écologie ; d’autres encore comme Ama-K Bro, s’engagent pour l’économie circulaire de façon originale, en alliant la réinsertion professionnelle de jeunes et l’upcycling de meubles. Cependant, l’année 2025 marque aussi la fin de la structure d’Extinction Rébellion-Genève et des activités de Extinction Rebellion Lausanne, mais comme le rappelle le site de XR Lausanne l’engagement ne s’arrête pas, il évolue à travers d’autres organisations, comme par exemple Act now !, le mouvement suisse pour l’action climatique nonviolente.
©Photo : Faim de vivre Lutter contre les troubles du comportement alimentaire : ayant organisé plusieurs événements en 2025 l’association valaisanne Faim de Vivre est une association de jeunes engagée dans la lutte contre les Troubles du Comportement Alimentaire. Elle agit pour la sensibilisation de la population aux TCA, thématique méconnue, incomprise et invisibilisée, mais aussi pour offrir un espace d’écoute, d’entraide et de soutien aux personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire, ainsi qu’à leurs proches, sous la forme de groupes de parole animés par des professionnel·les.
©Photo : Parlement des jeunes genevois Participation politique et citoyenne : En novembre, environ 200 jeunes de toute la Suisse ont participé à la Session fédérale des jeunes, cette grande assemblée annuelle au Palais fédéral à Berne, pour discuter de leurs préoccupations et formuler des recommandations politiques, directement adressées aux décideurs·euse·s suisses. Elle était ouverte à toutes les personnes intéressées de 14 à 21 ans, indépendamment de la langue, du niveau de formation ou de l’appartenance à un parti. Elles·ils ont remis en main propre leurs revendications à la présidente du Conseil national Maja Riniker, elle-même ancienne participante de la Session des jeunes. Découvre leurs 11 revendications ici. Des Sessions cantonales des Jeunes ont également lieu à Genève (les inscriptions sont d’ailleurs ouvertes pour l’édition 2026), et Vaud et offrent une plateforme permettant aux jeunes de faire entendre leur voix et de contribuer au changement dans leur région.
Campagne Change la Suisse ! : Le 2 juin 2025, des jeunes de 12 à 25 ans ont pu proposer des idées pour changer le pays via la plateforme engage.ch, et certains ont discuté leurs idées avec des parlementaires nationaux au Palais fédéral. Les conseiller·ère·s nationaux·ales ont cherché, avec les jeunes, des solutions adaptées pour mettre en œuvre leurs idées et les ont présentées lors d’une conférence de presse.
À l’occasion de l’initiative sur le service citoyen, l’association "Et pk pas ?" a lancé en novembre une grande consultation en ligne pour recueillir l’avis des 18-34 ans. La consultation a mobilisé près de 14’000 participants pour débattre de l’avenir du service obligatoire en Suisse. Les jeunes participant·es ont pu exprimer leur avis sur cette initiative indépendante. La plateforme était disponible dans les trois langues nationales, permet aux participants de proposer des idées en 140 caractères et de voter sur celles des autres. Au total, 360 propositions ont été déposées et ont recueilli 107’271 votes. Découvre l’association ET PK PAS ? en vidéo : par ici.
©Photo : Now !RUZ 2025 Quelques années après, la crise du covid est-elle enfin dépassée pour l’engagement des jeunes ? Selon l’Observatoire du bénévolat 2025, après le choc de la crise sanitaire, le bénévolat des jeunes connaît une dynamique particulière : s’il avait fortement diminué dans les structures formelles pendant la pandémie, l’engagement des jeunes a rebondi depuis, mais sous de nouvelles formes. La participation générale à des activités bénévoles a retrouvé des niveaux proches de ceux d’avant la crise, avec une forte implication dans des actions ponctuelles et des projets, même si l’engagement régulier et à long terme reste plus difficile à mobiliser qu’auparavant.